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Les étiquettes nutritionnelles vues par les Québécois
2015-04-28

Chaque année, le programme Melior collabore avec la firme de sondage CROP pour dresser un portrait des habitudes alimentaires des Québécois. L’un des sujets ayant le plus retenu l’attention cette année est les étiquettes nutritionnelles. Nous nous sommes intéressés à l’utilité qu’elles ont pour les répondants, mais également à leur compréhension de celles-ci. Et les résultats sont surprenants.

En effet, en ce qui a trait aux étiquettes nutritionnelles, on note une contradiction de taille. D’une part, elles sont la façon la plus fiable de déterminer si un produit est réellement bon pour leur santé pour pas moins de 70 %  des répondants. D’autre part, près d’un tiers d’entre eux avouent la trouver difficile à décoder.

Alors, s’ils ne savent pas bien déchiffrer l’information par eux-mêmes, vers qui se tournent-ils? En grande majorité vers les spécialistes de la santé, soit les nutritionnistes et les médecins, les deux ressources les plus crédibles pour près de 90 % des Québécois. À contrario, les journalistes et chroniqueurs en alimentation, ainsi que les chefs du petit écran ne récoltent que 5 % et 4 % respectivement de crédibilité.

Et que regardent en premier les consommateurs sur l’étiquette? Près de trois consommateurs sur dix (28 %) vérifient le nombre de calories, deux sur dix (20 %) la quantité de sel ou de sodium et près de deux sur dix (19 %) se penchent sur la quantité de glucides ou de sucre. Et près d’un sur dix (8 %) ne les regarde jamais!

Le fameux test du sandwich jambon fromage a généré des résultats étonnants. En somme, cela nous a permis de constater que la majorité des Québécois ne connaissent pas la quantité de sodium quotidienne recommandée, ni même la quantité qu’ils ingèrent en réalité. Et c’est probablement beaucoup plus que vous ne l’imaginez… La journaliste de La Presse +, Marie Allard, a écrit un article sur le sujet; vous pouvez le lire ici.